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Comprendre la dynamique et compter le coût du coronavirus

La propagation du coronavirus (Covid-19) est actuellement la préoccupation numéro un parmi les spécialistes de la santé, les décideurs, les journalistes, les analystes économiques et de marché et les citoyens ordinaires.  

L’élucidation de la dynamique de la maladie, le nombre de morts et l’impact sur la Chine et sur l’économie mondiale mobilisent les experts et les analystes à la fois dans les communautés de l’économie et de la santé. Cependant, ces deux communautés collaborent rarement ensemble. Le résultat de cette « approche en silo » est surtout préjudiciable aux économistes, car les épidémiologistes se préoccupent principalement de comprendre la dynamique de la maladie afin de la combattre plus efficacement. Les économistes, pour leur part, manquent souvent d’une compréhension de base à ce sujet. Cela conduit la plupart d’entre eux à intégrer des hypothèses et des paramètres erronés dans leurs modèles et prévisions.

Mon objectif dans ce post est de participer modestement au débat en cours en essayant de combler cet écart. Tout d’abord, je vais vous exposer quelques réflexions tirées des modèles de propagation des maladies infectieuses et ce que ces modèles nous disent au sujet de l’épidémie actuelle de coronavirus de 2019. Deuxièmement, je vais discuter de l’impact économique de cette épidémie.

Modélisation des maladies infectieuses et propagation du coronavirus

Mon point d’entrée dans ce sujet fascinant est un article écrit par Sharon Begley pour le site statnews.com, qui donne un aperçu du sujet et récapitule l’effort scientifique en cours pour comprendre la dynamique du Covid-19. J’encourage fortement toute personne intéressée par ce sujet à lire l’article très perspicace de Sharon.

La modélisation contemporaine des maladies infectieuses doit beaucoup à l’article séminal de Kermack et McKendrick publié en 1927. Leur cadrage original du problème a jeté les bases des «modèles compartimentaux» qui sont aujourd’hui largement utilisés par les épidémiologistes à travers le monde. Ces modèles divisent la population en individus susceptibles d’être infectés (S), individus exposés (E) qui ont été infectés mais ne sont pas encore infectieux (pendant une période d’incubation de la maladie), individus infectés qui sont infectieux (I) et individus anciennement infectés qui ont été enlevés à la portée de l’infection – soit en raison de leur convalescence (R pour Recovery) ou de leur décès (D). Tous les modèles comportementaux visent à formaliser les transitions entre ces différents groupes, ou compartiments, au sein d’une population donnée.

Il ressort de ces modèles que le paramètre clé à prendre en considération lors de l’étude de la dynamique d’une maladie infectieuse est le taux de reproduction de base R0, qui est le nombre moyen d’infections secondaires par personne infectée à l’origine. Une épidémie se produit lorsque ce ratio dépasse un, ce qui signifie que chaque personne infectée transmet la maladie en moyenne à plus d’une personne).

S’appuyant sur Kermack-McKendrick, R0 est traditionnellement exprimé comme le produit de trois facteurs indépendants ou de deux paramètres de transition (« in » et « out » de l’état infectieux), selon la formule suivante:

R0 = rho * c * D = bêta / gamma

Dans ces formules, rho représente la probabilité que la maladie soit transmise d’un individu infecté à un individu susceptible, c est le nombre de contacts entre individus sensibles et individus infectés par unité de temps (bêta = rho * c est la probabilité de transition de l’état sensible vers l’état exposé), et D est la période pendant laquelle l’infection peut être transmise) – ce dernier paramètre peut également être exprimé comme l’inverse de gamma, la probabilité de sortie de l’état infectieux par unité de temps par la convalescence ou par la mort (D = 1/ gamma).

Il découle de la définition ci-dessus que lorsque R0 est supérieur à  1 une maladie infectieuse atteint un stade épidémique, traduisant le fait que le taux d’infection (« bêta ») est plus élevé que le taux de sortie de l’infection (« gamma »). A contrario, lorsque R0 est inférieur à 1, l’épisode infectieux se résorbe graduellement.

Dans le cas du nouveau coronavirus, une étude publiée dans The Lancet Medical review le 30 janvier 2020 indique que pendant les premières semaines de l’épidémie, le taux de reproduction de base pour le nouveau coronavirus se situait entre 2,5 et 2,9 – avec un intervalle de confiance de 95%. Par ailleurs, le temps de doublement de la prévalence (nombre d’infections rapporté à la population sensible) serait compris entre 5,8 et 7,1 jours. Ceci est compatible avec d’autres estimations qui indiquent un taux d’infection élevé pour ce nouveau coronavirus. Selon un exercice de modélisation de l’épidémie par un groupe de chercheurs basés à l’Université de Lancaster, la rapidité de croissance des cas d’infection depuis la reconnaissance du caractère épidémique du Covid-19 est en effet beaucoup plus grande que celle observée lors des flambées de SRAS ou du MERS-CoV. Ce qui suggère que le contrôle de cet agent pathogène peut être beaucoup plus difficile.

Qu’en est-il du taux de létalité de ce nouveau coronavirus ? 

Il a été dit très tôt que le taux de létalité – ou de mortalité induite – du coronavirus de 2019 (le nombre d’individus infectés qui décèdent des suites de l’infection) s’élevait à 2 %, ce qui est beaucoup plus élevé que pour une grippe saisonnière (0,1 % à 0,2 %). Mais ce taux de létalité est beaucoup plus faible que celui observé pour l’épidémie de SRAS de 2003, qui s’élevait à 10 %, et d’un ordre de grandeur plus faible que pour l’épidémie de MERS-COV de 2012 en Arabie saoudite, dont le taux de létalité a atteint un niveau record de 34 % (une personne sur trois infectée par ce virus était décédée). En outre, si on suppose qu’il y avait probablement plus de 150 000 personnes infectées par le Covid-19 en Chine à mi février 2020 (en comptant les infections asymptomatiques non détectées) – contre 75.000 cas officiellement déclarés – le taux de létalité correspondant à près de 1800 morts est sans doute plus faible que le taux de 2% calculé sur la base de ces chiffres officiels – et qui correspond peu ou prou au taux de létalité de la grippe espagnole de 1918 (2,5%). Dans tous les cas, ce nouveau coronavirus apparaît beaucoup moins virulent que le SRAS et a fortiori que le MERS-COV.

Plus une maladie infectieuse est mortelle, moins elle donne à son hôte une « fenêtre d’opportunité » pour infecter d’autres hôtes potentiels, et vice versa. Selon les épidémiologistes, les parasites visent à créer la condition d’une virulence optimale en ajustant leur taux de létalité à leur taux de transmission. Par exemple, 19 millions de personnes ont été infectées par la grippe saisonnière aux États-Unis au cours de cette saison d’hiver, qui a entraîné 10 000 décès enregistrés. À l’autre extrémité du spectre, le taux de reproduction de ’épidémie très meurtrière de MERS-V en Arabie saoudite est rapidement retombé en dessous de l’unité. Il s’agissait donc d’une flambée infectieuse très virulente mais qui s’est estompée très rapidement. À cet égard, le taux de mortalité du Covid-19 indique que sa « stratégie de virulence » se situe quelque part entre celle d’une grippe saisonnière et celle du SRAS.

Les autorités chinoises ont-elles réussi à contenir la propagation de la maladie ? 

Il découle du cadre décrit ci-dessus qu’il existe trois façons pour contenir la propagation d’une maladie infectieuse :

  1. Réduire la probabilité de transmission du virus par l’utilisation de masques et d’autres dispositifs
  2. Réduire le nombre de contacts potentiels de personnes exposées grâce à des mesures de quarantaine et de confinement
  3.  Réduire la période de transmission potentielle de l’infection en administrant des traitements curatifs aux personnes exposées et infectieuses

Après avoir minimisé le caractère épidémique de ce virus et la rapidité de sa transmission, les autorités chinoises ont finalement réagi massivement, en utilisant une combinaison des trois méthodes susmentionnées, et en concentrant leurs efforts sur la réduction des contacts potentiels entre individus susceptibles et individus exposés, à travers la fermeture temporaire de toutes les usines et les bureaux, la limitation des déplacements par avion et par train et l’annulation de tous les grands rassemblements de masse à travers le pays. Ce faisant, ils ont suivi les recommandations de l’OMS et de la communauté mondiale de la recherche en santé, ainsi qu’elles ont été formulées par exemple dans l’étude susmentionnée publiée dans The Lancet :

Il pourrait encore être possible d’assurer le confinement de la propagation de l’infection de sorte que les premiers cas d’infection importés ou même une transmission locale précoce ne conduisent pas à une grande épidémie dans des endroits en dehors de Wuhan. Pour éventuellement réussir, des mesures substantielles, voire draconiennes, qui limitent la mobilité de la population devraient être envisagées sérieusement et immédiatement dans les zones touchées, de même que des stratégies visant à réduire considérablement les taux de contact au sein de la population par l’annulation des rassemblements de masse, la fermeture d’écoles et l’instauration d’arrangements de travail à domicile, par exemple.

Des chercheurs de l’Université de Toronto montrent que la réponse des autorités chinoises a permis de réduire considérablement le niveau du ratio de reproduction de base, en le faisant passer de 2,3-2,5 à une fourchette de 1,5-1,7, ce qui se traduit déjà par un nombre cumulé d’infections projetées d’environ 100 000 à 150 000 cas à la mi-février (cf. le graphique ci-dessous). Sans ces mesures de confinement, le nombre de cas infectés par le nouveau coronavirus aurait pu atteindre plus d’un demi-million de personnes à la mi- février. Rappelons que l’éruption du SRAS en 2002-2003 n’avait donné lieu qu’à 8 000 cas, dont 774 mortels, témoignant d’une contagiosité beaucoup plus faible. Le principal défi consiste désormais à faire converger le plus rapidement possible le taux de reproduction de base vers son seuil unitaire, afin d’éliminer la nature épidémique de la maladie. Il semble que l’on se dirige d’ores et déjà en Chine continentale vers ce résultat.

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Cependant, il n’existe pas de solution miracle pour contenir la progression de l’épidémie. L’efficacité des mesures de quarantaine et de confinement peut parfois être sujette à caution. Il semble que cela peut entraîner une augmentation du nombre d’infections en augmentant le nombre de contacts au sein de la population exposée au virus, surtout lorsqu’il y a déjà un nombre important de personnes infectées en son sein. Cela est évident dans le cas du navire de croisière Diamond Princess, qui affiche le plus grand nombre de cas signalés Covid-19 en dehors de la Chine. La décision prise par les autorités japonaises de mettre en quarantaine et de confiner les passagers de ce navire de croisière à l’intérieur de leurs cabines n’a pas empêché leur infection. Elle a en fait conduit à une recrudescence du nombre de personnes infectées parmi les passagers en quarantaine.

Le coût économique du coronavirus : distinguer les effets matériels des effets psychologiques

Le coût matériel des politiques de confinement de la maladie

Les coûts économiques directs d’une épidémie sont la conséquence des mesures susmentionnées prises par les autorités pour contenir la propagation de la maladie, en particulier les mesures de quarantaine et de confinement et les mesures de précaution prises pour réduire les possibilités de contact entre les personnes potentiellement infectées (c.-à-d. exposées) et non infectées.

La fermeture d’usines, de bureaux et de points de vente dans toute la Chine à la suite de l’épidémie d’infections a frappé la deuxième économie mondiale, une économie qui ralentissait déjà au cours des dernières années – depuis 2014-2015 en fait -, et qui a dû répondre à une guerre commerciale et à un ensemble de mesures protectionnistes initiées à partir de 2017-2018 par l’administration Trump, ciblant le secteur des hautes technologies (Huawei, ZTE). Dans le même temps, les autorités se devaient de poursuivant une consolidation de longue haleine dans les industries de base, telles que la sidérurgie et la production de ciment.

L’impact direct de l’épidémie sur l’économie chinoise en janvier-février 2020 pourrait être estimé à l’aide de données économiques en temps réel telles que les chiffres sur les transports de personnes et de marchandises, les émissions de carbone et la consommation d’électricité. En tenant compte de ces éléments, les économistes de Morgan Stanley estiment que l’épidémie de coronavirus pourrait – à ce stade – effacer jusqu’à 1% du PIB chinois au premier ministre 2020 (cf. le tableau ci-dessous compilé par CNBC). L’impact sur les chiffres de croissance du premier trimestre est évidemment le plus dramatique. La question est de savoir si l’épidémie va reculer et s’estomper au deuxième trimestre, avec des températures croissantes qui pourront jouer un effet atténuant sur la virulence et sur la force infectieuse du virus, un peu comme pour l’épidémie du SRAS, qui était plus virulent que le Covid-19, mais qui s’est estompé au bout de six mois. Un autre scénario suggère que ce nouveau coronavirus pourrait devenir endémique et resurgir à chaque saison hivernale, avec des effets plus proches de ceux d’une grippe saisonnière.

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Malgré les perturbations de l’activité économique causées par les mesures de confinement temporaire qui ont été prises par les autorités chinoises, la Directrice générale du FMI, Christalina Georgieva, s’attendait à la mi février à une reprise en forme de V pour l’économie chinoise, dès que l’épidémie se stabiliserait et finirait par reculer. Cela pourrait bien être le cas, surtout compte tenu de la détermination du gouvernement chinois à faire « tout ce qu’il faut » pour surmonter cette crise et quelles que soient les lacunes qu’elle a révélé. Mais il y a aussi des risques que les pertes économiques soit beaucoup plus graves, surtout si l’on tient compte des effets sur la confiance des consommateurs et des producteurs, aussi bien en Chine qu’au niveau mondial où le virus n’en est qu’à sa première phase de propagation.

Le « facteur de peur » et l’effet de confiance

La Bourse de Shanghai et d’autres bourses de la « Grande Chine » (Hong Kong, Taiwan, Singapour) ont toutes pris un coup à la suite de l’épidémie, avec des performances négatives depuis le début de 2020. Jusqu’à présent, en dehors de l’Asie, les principaux marchés financiers n’ont pas été considérablement affectés par ce nouveau coronavirus. Mais cela pourrait changer.

L’annulation de grands événements d’affaires, culturels et sportifs en Chine et dans le monde, tels que le Mobile World Congress à Barcelone aura un impact tangible sur les villes qui organisent ces événements, mais l’impact le plus important de ces annulations est leur effet sur la confiance. Le « facteur de peur » a été aggravé par une couverture médiatique de l’épidémie qui manque parfois de recul et de rationalité.

L’économie mondiale était déjà engagée sur un sentier d’expansion fragile en 2020 , selon de nombreux prévisionnistes, en raison de la guerre commerciale, des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et de l’incertitude sur la direction et les effets des politiques macroéconomiques engagées en Europe et aux États-Unis . En Europe, l’Allemagne est particulièrement exposée à un ralentissement chinois, tout comme les pays exportateurs de produits de base d’Afrique et du Moyen-Orient qui pourraient souffrir de la baisse des importations chinoises et des pressions à la baisse sur les prix des produits de base.

À quoi s’attendre ensuite ? 

À l’avenir, il se pourrait qu’il y ait un retour à la normale dans les mois à venir – un peu comme en 2003, à la suite de l’épidémie de SRAS -, avec une recrudescence de la production et de la consommation en S2 2020 en Chine, qui serait soutenue par une stimulus budgétaire et monétaire. Certaines mesures en ce sens ont déjà été prises et les autorités chinoises ont aidé les entreprises locales à faire face à l’impact de la crise sanitaire sur leurs calendriers de production et leurs bilans. Néanmoins, la crise de confiance provoquée par l’apparition de nouveaux cas et les mesures qui seront prises pour contenir la dynamique de propagation du virus dans d’autres pays pourraient avoir des effets plus délétères, avec un ralentissement beaucoup plus marqué de la croissance mondiale en 2020.

Au delà de cet horizon, cette crise incitera certainement les grandes entreprises mondiales telles qu’Apple, IBM, Toyota, BMW et autres à accélérer la restructuration de leurs chaînes de fabrication et d’approvisionnement mondiales, en déplaçant certains de leurs composants les plus critiques hors de Chine et en réduisant leur dépendance vis-à-vis du marché chinois. Ce processus de restructuration ardu a déjà commencé en 2007-2008, suite à la montée d’un sentiment anti-chinois aux États-Unis, et plus récemment dans l’Union européenne, bien que d’une manière plus feutrée et technocratique, à travers la réponse de la Commission européenne à l’initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie et à travers une nouvelle taxe européenne-frontière ciblant les émetteurs de carbone. Selon le président de la chambre de commerce européenne en Chine, de nombreuses entreprises européennes commencent à reconnaître qu’elles mettent trop d’œufs dans le panier de la Chine.

La crise financière de 2008-2009 a été un moment de vérité pour les États-Unis et pour d’autres pays occidentaux. Elle a mis fin au capitalisme financier turbo-chargé des années 1990 et 2000. Cependant, elle n’a pas abouti à une refonte radicale et à une résorption des inégalités sociales qui ont miné la confiance envers les élites traditionnelles dans les démocraties occidentales. Cette crise a ainsi déclenché une vague de populisme et de remise en cause de l’establishment politique des deux côtés de l’Atlantique, sur fond de montée des tensions géopolitiques dans le monde. De la même manière, certains commentateurs font valoir que le modèle techno-autoritaire, qui a soutenu pendant des décennies le miracle de la croissance chinoise, pourrait prendre fin en raison de la mauvaise gestion de cette nouvelle épidémie de coronavirus.

Il est vrai que la lenteur de la réaction initiale du gouvernement chinois et la mauvaise gestion de l’épidémie au niveau provincial (Hubei) et local (Wuhan) ont pu accroître la méfiance entre le peuple chinois et son élite dirigeante, en particulier suite de la mort d’un lanceur d’alerte qui avait tenté en vain d’alerter les autorités. Cependant, il serait prématuré de tirer des conclusions définitives de cette séquence d’événements.  Un éditorialiste du FT n’a pas hésité à qualifier la situation de « moment tchernobyl » de Xi. Une telle qualification est exagérée. Le limogeage des secrétaires du parti de la province du Hubei et de la ville de Wuhan montre que Pékin a compris qu’il y avait une exigence croissante de responsabilité et de redevabilité de la part des citoyens chinois. En outre, sur le plan international, l’OMS a salué à plusieurs reprises la réponse résolue du gouvernement chinois face à la crise.

Toutefois, l’endiguement de l’épidémie, qui a déjà montré quelques signes de stabilisation, n’est qu’un volet secondaire de l’équation difficile à laquelle seront confrontés les dirigeants du pays au cours des prochains mois et des prochaines années, car les répercussions potentielles de cet épisode sur la reconfiguration des relations économiques mondiales, pourrait être plus dommageable pour le régime chinois que l’épidémie en tant que telle.

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